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Voir le jour

Voir le jour
Réalisateur(s) : Marion Laine
Acteur(s) : Aure Atika, Brigitte Roüan, Sandrine Bonnaire
Catégorie(s) : Comedie, Drame
Version : HD - VF

Voir le jour synopsis :

Jeanne travaille dans une maternité à Marseille. Jour et nuit, elle lutte avec ses collègues pour soutenir les mères et leurs bébés.

Titre original : Une autre que moi
Titre international : Into the World

2 Commentaires pour le film “Voir le jour” :

  1. De son lieu de détention, la lumineuse Sandrine Bonnaire raconte Voir le jour, son film qui rend hommage au personnel soignant. Elle parle également de son engagement envers les femmes battues, de sa vie reconstruite après une attaque et de ses projets artistiques.

    Comment allez-vous dans cette période de confinement?

    Sandrine Bonnaire – Merci beaucoup. Certains jours, j’ai l’impression de tourner en rond. D’autres, je suis très productif. J’écoute de la musique, je cuisine, j’écris, je fais du sport: du tissu d’air, des étirements, des choses apprises quand je dansais. De plus, je connais mes privilèges: j’ai un grand appartement lumineux avec un petit jardin en bas. D’autres vivent dans des espaces moins confortables. Et je pense évidemment à ceux qui sont en première ligne pendant cette crise, en particulier le personnel infirmier.

    Lorsque les cinémas rouvriront, vous projetterez Voir la journée qui traite notamment du manque de moyens dans les hôpitaux français… Un sujet qui vous tient à cœur?

    Sandrine Bonnaire – C’est une question qui nous concerne tous. Encore plus aujourd’hui avec cette pandémie. Pour le film, j’ai rencontré des sages-femmes qui m’ont parlé de leur quotidien, du manque de ressources humaines, financières et matérielles et des problèmes qui augmentent avec la fermeture des structures. Et c’était avant le virus. Dans les maternités, faute de lits et de personnel, elles sont poussées à aller de plus en plus vite. Certains médecins, comme celui du film, encouragent les césariennes à gagner du temps… Par contre, il y a une grande solidarité sans laquelle les équipes ne resteraient pas. Ce sont des choses dont nous avons tous pris conscience récemment. Il est essentiel que les pouvoirs publics réévaluent cette profession essentielle après la fin de la crise.

    Voyez le jour marquer vos retrouvailles avec la réalisatrice Marion Laine, après Un cœur simple et le téléfilm Les jours après.

    Sandrine Bonnaire – Ce que j’ai tout de suite aimé dans cette nouvelle proposition, c’est le parcours de mon personnage, une assistante de garde d’enfants qui avait une autre vie avant, celle d’une chanteuse perdue qui tombe enceinte sans le vouloir. Cela m’a d’autant plus touché que j’ai écrit un film, le suivant que je ferai, sur un sujet similaire: les naissances sous X. Je veux parler de la question de l’identité et de la difficulté de construire quand on ne sait pas où l’on viens de. Dominique Besnehard le produit, Josiane Balasko et Noémie Merlant y joueraient.

    Votre filmographie est ponctuée de films de portée sociale, sur l’autisme, l’avortement, l’analphabétisme… D’où vient votre engagement?

    Sandrine Bonnaire – De mon père. Il n’était pas un activiste mais un homme loyal, droit et courageux avec un grand sens de l’effort. Je viens d’un milieu de travail dans lequel on nous encourageait à travailler, à ouvrir les yeux, à considérer l’autre. Surtout dans une famille où nous étions onze enfants: pour goûter, nous devions partager le paquet de gâteaux entre nous tous. Aujourd’hui, je suis privilégiée et, en tant qu’actrice, la considération des autres passe par des choix engagés qui me permettent de défendre des causes qui me paraissent essentielles. Le cinéma est politique: il peut sensibiliser et combattre l’injustice.

    En V pour avoir la journée , votre personnage a connu la violence, les mauvais traitements. Cela vous a-t-il fait écho?

    Sandrine Bonnaire – Bien sûr. Quand je jouais certaines scènes, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à mon passé. Cette violente agression qui a détruit mon visage fait partie de moi et est avec moi, que cela me plaise ou non. Je n’ai plus d’affection pour cet homme qui a partagé ma vie et qui m’a frappé. Cette relation est derrière moi. Mais je vis avec des blessures qui me rappellent constamment cet épisode douloureux: mon corps est abîmé, j’ai des fractures du visage, des problèmes dentaires. Les fractures physiques et émotionnelles sont irréparables. C’est comme un deuil qui ne se fera jamais.

    La douleur est-elle un obstacle dans votre quotidien d’actrice?

    Sandrine Bonnaire – Quand il fait très froid et qu’il y a du vent, ma mâchoire se raidit. Je dois me masser, faire des exercices pour faire passer la douleur et trouver une bonne diction. C’est un peu comme si je boitais. Au cinéma, on peut volontiers refaire des prises. Et au théâtre, il fait toujours très chaud. Je m’adapte.

    La reconstruction passe aussi par l’entraide?

    Sandrine Bonnaire – Avec Hela Daboussi, nous voulons créer un lieu pour les femmes maltraitées et leurs enfants. Ce ne serait pas un lieu de vie, c’est trop cher au début, mais un lieu d’accueil pour les échanger et les accompagner dans leurs démarches légales, sociales, médicales. Nous recherchons un endroit et un financement pour cette maison des âmes. J’y travaille actuellement avec ma fille aînée à laquelle je suis confiné. Je crois au pouvoir de la solidarité pour guérir psychologiquement, pour rendre notre traumatisme plus supportable. Ça a marché pour moi. Je continue à faire des cauchemars, à rêver de gravier dans ma bouche, mais ma vie est bien meilleure. Avec cette «maison des âmes», je souhaite aider les autres à se reconstruire. Je vais m’y investir, notamment en trouvant des idées artistiques pour que ces femmes puissent se rafraîchir la tête, réapprendre à s’aimer, retrouver leur féminité.

    Est-ce un chemin que vous avez suivi?

    Sandrine Bonnaire – La première chose que j’ai faite après mon agression a été de blanchir mes dents noires. Un traumatisme. J’ai dû regagner ce sourire qui m’avait toujours été dit et qui avait disparu. La bouche n’est pas seulement mon outil de travail mais c’est aussi la féminité, l’amour, la communication…

    Après avoir réalisé des documentaires musicaux, vous incarnez un chanteur dans See the day. Un fantasme d’actrice?

    Sandrine Bonnaire – Juste un fantasme. Enfant, je rêvais de faire ce métier. Je pense que la musique est l’art le plus impactant, celui qui vient directement au cœur. La joie, la mélancolie ou la tristesse peuvent vous submerger en deux minutes tandis qu’au cinéma, vous devez d’abord mettre les choses en place, attacher le spectateur à bouger. La musique est essentielle à ma vie et je suis fascinée par les gens qui la composent. J’aime aussi le côté amusant. Avant l’accouchement, je tournais avec La clameur des lucioles, un spectacle musical dans lequel je lis des textes sur de la musique jouée sur scène par mon compagnon Erik Truffaz. Je suis d’accord avec sa mélodie, son rythme… Nous reprendrons le spectacle après la quarantaine et nous avons aussi un projet pour en faire un disque. Travailler avec lui est si simple. Nous sommes complémentaires et ressentons immédiatement quelle couleur donner au spectacle ensemble.

    La critique est-elle possible lorsque vous travaillez en couple?

    Sandrine Bonnaire – Bien sûr, même si nous avons encore nos ego. Cela dit, je n’ai pas grand-chose à critiquer. Je suis face à un musicien si talentueux que je l’ai laissé faire. Je prépare actuellement un documentaire sur Erik. Je lui donnerai une direction différente de celle que j’avais prise pour mes documentaires sur Marianne Faithful ou Jacques Higelin. Ce sera plutôt un road movie onirique. Sa musique et sa personnalité s’y prêtent.

    Et envisageriez-vous de faire un album de chansons?

    Sandrine Bonnaire – C’est un vieux fantasme que je voudrais réaliser même s’il m’intimide beaucoup. Je veux écrire des textes, pourquoi ne pas les chanter. Ou plutôt de les dire. Je ne suis pas une bonne chanteuse, mais j’espère que je ne suis pas une mauvaise actrice. En tout cas, je ne suis pas le pire (rires).

    Et qu’en est-il d’une comédie musicale?

    Sandrine Bonnaire – J’adorerais , mais la danse m’intimide aussi énormément. Cependant, j’ai un projet avec le chorégraphe Luc Petton: un mélange d’expression corporelle et de comédie.

    Début mars, vous avez participé à un défilé intitulé «Plus de cinquante… et alors?» (« Plus de 50 ans, et alors? », Note). Les actrices disent parfois que les rôles se raréfient avec l’âge. Cela ne vous inquiète-t-il pas?

    Sandrine Bonnaire – J’ai l’impression que cette réalité affecte des actrices qui avaient déjà eu du mal à travailler auparavant. Moins ceux qui existent depuis toujours. Je ne dis pas que ce n’est pas un problème. Nous travaillons dans un secteur difficile. Mais personnellement, le passage du temps n’est pas une source d’anxiété. Les actrices que j’aime étaient des actrices audacieuses, en paix avec ça: Annie Girardot, Romy Schneider, Simone Signoret…. Mais, il est vrai qu’à leur époque, la chirurgie esthétique était moins automatique, moins facile d’accès. Pour être honnête, je ne suis pas contre l’idée de refaire de petites choses, de bien paraître, mais de là à vouloir supprimer les marques du temps… Cela semble contre-productif: on fige le temps plus que l’on rajeunit et ça se voit! Et puis, j’ai peut-être encore du travail si je ne change rien: il faudra de nombreuses actrices pour incarner les mères de celles qui sont refaites (rires).

    Cette année, vous fêtez 40 ans de cinéma. Quelle évaluation faites-vous?

    Sandrine Bonnaire – J’étais super gâtée. Je suis convaincu que je suis né sous une bonne étoile même si j’ai pris un coup avec cette attaque. Au-delà de cette histoire, j’ai la chance d’avoir une belle vie. J’ai commencé le tournage dans les bonnes années, j’ai travaillé avec les gens avec qui je devais travailler et je suis très fier et heureux d’être toujours respecté. La presse, le public, les gens de la communauté sont gentils avec moi: je me rends compte que c’est une chance. Je me sens préservé et privilégié en cette période où nous sommes toujours à la recherche de la petite bête. Il met du baume au cœur.

    Votre fille aînée Jeanne suit vos traces: vous avez fondé une société de production avec elle.

    Sandrine Bonnaire – Nous avons créé notre société que nous avons baptisée A nos amours, en hommage au film qui m’a révélé. Nous produirons le documentaire sur Erik Truffaz et j’aimerais aussi produire un film de Jeanne qui veut réaliser. Peut-être qu’un jour elle me conduira? Et moi aussi j’aimerais lui faire jouer quelque chose… Bref, c’est le fantasme de maman. Nous verrons si cette branche.

    Votre deuxième fille Adèle va-t-elle aussi au cinéma?

    Sandrine Bonnaire – Pas du tout mais elle n’a que 15 ans. À un moment donné, elle a voulu être criminologue. Elle sera à l’abri du chômage si elle y reste (rires).

    Un dernier mot sur vos projets d’actrice?

    Sandrine Bonnaire – Je devrais incarner la femme de mon cher Gérard Depardieu dans le premier film d’un jeune réalisateur. Nous n’avons pas travaillé ensemble depuis Sous le soleil de Satan . Il est l’un des plus grands acteurs de la planète et je suis très ému de le retrouver plus de trente ans après le film de Maurice Pialat.

  2. À propos de Sandrine Bonnaire :

    Actrice qui est devenue extrêmement respectée dans sa France natale pour ses rôles dans des films tels que Monsieur Hire (1989), Intimate Strangers (2004) et Heaven Will Wait (2016). Elle a remporté le César de la meilleure actrice pour sa performance dans le film Vagabond (1985).

    Avant la renommée
    Elle fait ses débuts d’actrice à 16 ans, lorsqu’elle apparaît dans le drame À Nos Amours (1983).

    Elle a fait ses débuts en tant que réalisatrice avec le documentaire Her Name is Sabine (2011), qui lui a valu des nominations aux César Awards, au Festival de Cannes, etc.

    Elle a épousé l’acteur et scénariste Guillaume Laurant, avec qui elle a une fille nommée Adèle. Elle a également une fille nommée Jeanne avec l’acteur William Hurt .

    Elle a co-vedette avec Isabelle Huppert dans le thriller La Cérémonie (1995).

    À propos de Brigitte Rouan :

    Brigitte Rouan était une actrice qui a eu une carrière hollywoodienne réussie. Rouan a lancé sa carrière d’actrice dans divers films tels que le film de science-fiction de Niels Arestrup “Tomorrow’s
    Children” (1976), “Paradiso” (1977) et “Cause toujours … tu m’interesses!” (1978) avec Annie Girardot. Elle est également apparue dans “Le Mors aux dents” (1979) avec Jacques Dutronc, “Mon oncle d’Amérique” (1980) avec Gérard Depardieu et le drame de Delphine Seyrig “Le Grain de Sable” (1983). Sa carrière cinématographique se poursuit tout au long des années 90 dans des productions comme “Outremer” (1991), le drame de Marc Vidal “Le Bar des Rails” (1992) et “Olivier, Olivier” (1993). Elle est également apparue dans le drame “Peche Veniel … Peche Mortel” Crépon. Récemment, elle a abordé des rôles dans l’adaptation dramatique “A Mort la mort!” (1999) avec Romain Goupil, la comédie dramatique “Inséparables” (1999) avec Catherine Frot et “Venus Beauty Institute (French)” (2000). Elle est également apparue dans “Sa mere, la pute” (2001) et dans le drame comique “De l’amour” (2001) avec Virginie Ledoyen. Rouan a joué le plus récemment dans le drame d’Alain Libolt “Out 1: Noli Me Tangere” (2015).

    • Roüan, 73 ans, est né le 28 septembre 1946 à Toulon, France.
    • Les premiers crédits incluent la participation au long métrage “Tomorrow’s Children”, sorti en 1976.
    • A remporté un César du meilleur court métrage en 1986 pour “Grosse”.
    • Les films de Brigitte Roüan ont rapporté un total de 1,12 million de dollars de recettes intérieures.

    À propos d’Aure Atika

    Connue pour sa performance nominée aux César dans le film Mademoiselle Chambon et pour son interprétation d’Aline dans le film The Beat That My Heart Skipped, elle est également reconnue pour son rôle de Queen Isabella dans la minisérie télévisée de 2012 World Without End.

    Elle a fait sa première apparition à l’écran dans le film de 1992 Sam Suffit.

    Elle a écrit et réalisé le court métrage acclamé A Quoi ca Sert de Voter Ecolo?

    Née du père français Michel Fournier et de la mère marocaine Ode Atika Bitton, elle a passé ses premiers jours au Portugal mais a grandi à Paris, en France. Début 2002, elle et le musicien Philippe Zdar ont accueilli une fille nommée Angelica.

    Elle et Nathalie Baye ont toutes deux joué des rôles récurrents dans la série télévisée française Les Hommes de l’Ombre.