The Card Counter | VF | HD :

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The Card Counter

The Card Counter
Réalisateur(s) : Paul Schrader
Acteur(s) : Oscar Isaac, Tiffany Haddish, Tye Sheridan
Catégorie(s) : Drame, Thriller
Version : HD - VF

The Card Counter synopsis :

Le film, écrit et réalisé par Schrader, suit William Tell (Oscar Isaac), un joueur et ancien militaire qui entreprend de réformer un jeune homme cherchant à se venger d’un ennemi commun de leur passé. Tell ne veut que jouer aux cartes. Son existence spartiate sur la piste du casino est brisée lorsqu’il est approché par Cirk, un jeune homme vulnérable et en colère qui cherche de l’aide pour exécuter son plan de vengeance sur un major militaire à la retraite. Tell voit une chance de rédemption dans sa relation avec Cirk. Obtenant le soutien de La Linda, un mystérieux financier du jeu, Tell emmène Cirk avec lui sur la route, allant de casino en casino jusqu’à ce que le trio improbable ait pour objectif de gagner les World Series of Poker à Las Vegas. Mais garder Cirk sur le droit chemin s’avère impossible, entraînant Tell dans les ténèbres de son passé.

2 Commentaires pour le film “The Card Counter” :

  1. Paul Schrader s’est fait connaître en tant que scénariste – avec Taxi Driver (1976), Raging Bull (1980) et La dernière tentation du Christ (1988), tous trois réalisés par Martin Scorsese – ainsi qu’en tant que réalisateur avec Affliction (1997), Mishima : a Life in Four Chapters (1985) et First Reformed (2017). Adepte de longue date des études de personnages, il revient avec The Card Counter, un film de drame criminel centré sur un joueur de blackjack solitaire et ancien interrogateur militaire, William Tell (Oscar Isaac), qui fait le lien entre la gravité du monde des casinos et la sombre histoire d’Abu Grahib. L’idée est prometteuse, l’ambiance est appropriée et le jeu des acteurs est plutôt décent, mais le film n’en reste pas moins imparfait et inégal, présentant des choses qui frottent dans le mauvais sens.

    Le passé de William ressurgit furieusement après sa rencontre avec Cirk (Tye Sheridan), un jeune homme endetté qui cherche à se venger du cruel officier d’Abu Grahib qui a conduit son père, également interrogateur, au suicide. William avait été formé et motivé par le même homme, John Gordo (Willem Dafoe), qui, contrairement à lui, n’a jamais été traduit en justice pour ses actes. C’est pourquoi il sourit un peu à l’idée de le tuer. Cependant, il décide de ne pas franchir ce pas, mais plutôt d’aider Cirk à résoudre ses problèmes, tout en s’engageant dans une romance inattendue avec une financière du jeu nommée La Linda (Tiffany Haddish).

    Le film, au ton somnolent et au rythme lent, atteint un final ridicule après avoir fait preuve d’un manque de culot décourageant dans l’exécution. En fait, le film nous hante comme une ballade dont on se souvient de l’air parce que sa langueur vous enlève toute énergie. Tout est à côté de la plaque dans cette histoire de culpabilité et de rédemption, qui touche quelques notes intéressantes sans jamais créer une mélodie satisfaisante. Malgré ce faux pas, Schrader reste un réalisateur valable, qui peut facilement proposer des choses supérieures à l’avenir.

  2. Il ne s’agit pas d’un cas unique, mais le scénariste et réalisateur Paul Schrader semble particulièrement discret sur ce qui l’inspire pour faire des films. Avec son dernier film, Le compteur de cartes, il est même possible d’analyser à rebours la façon dont il a choisi ce sujet. Ces dernières années, Schrader s’est plongé dans la politique de Facebook et a joué au poker en ligne, tout en continuant, bien sûr, à être rongé par la culpabilité. Et voilà : un film.

    The Card Counter met en vedette Oscar Isaac dans le rôle de William Tell, un joueur qui gagne des parties à faible enjeu à travers l’Amérique et qui marque le pas. Son pseudonyme suggère qu’il aimerait garder son passé caché, mais nous apprenons qu’il était dans une prison militaire comme l’un des soldats disgraciés d’Abu Ghraib. Tel qu’il est interprété par Isaac, Tell est une énigme qui brûle également d’une intensité dévorante que tout le monde autour semble percevoir, à défaut de la lire. (Une voix off d’Isaac, autre pierre de touche de Schrader, dissipe toute ambiguïté). Le film s’articule autour de deux rencontres fortuites : celle de Cirk (Tye Sheridan), le fils d’un camarade soldat aujourd’hui décédé, et celle de La Linda (Tiffany Haddish), qui propose à Tell de miser sur lui pour l’amener à des tables plus importantes. Il ne s’agit pas d’un film sur les jeux d’argent. En fait, à travers les yeux sombres d’Isaac, les enjeux de tous les jeux que nous voyons nous semblent lointains et cosmiquement petits. Schrader ne se soucie pas de cela non plus, puisqu’il réserve ses plus grandes (ou plus horribles) fantaisies visuelles pour l’action loin des casinos. Avec une bande sonore composée en partie de ce qui ressemble à un poumon d’acier, nous sommes entraînés dans quelque chose de sombre et nous passons le reste du film à nous demander si nous allons en sortir.

    Les instincts de Schrader ne sont pas toujours du meilleur goût, mais ses convictions ont tendance à lui valoir un laissez-passer. Le compteur de cartes est parfois presque comiquement dépourvu d’affect, allant jusqu’à aplatir une partie de la verve naturelle de Haddish. Il est également facile de reprocher à Schrader de nous laisser une fois de plus avec un solitaire dans une chambre, buvant, réfléchissant et se torturant. En ce sens, ce n’est pas un film d’avant-garde, mais il possède une certaine finesse. Et Schrader n’a définitivement pas peur de jouer avec le propos.