Suprêmes | VF | HD :

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Suprêmes

Suprêmes
Réalisateur(s) : Audrey Estrougo
Acteur(s) : Félix Lefebvre, Sandor Funtek, Théo Christine
Catégorie(s) : Biopic, Musical, Top
Version : HD - VF

Suprêmes synopsis :

Biopic sur le duo de hip-hop culte français Supreme NTM. Une histoire de banlieue parisienne, de protestations, de brutalité policière qui a façonné la musique de JoeyStarr et Kool Shen.

2 Commentaires pour le film “Suprêmes” :

  1. Le biopic des rappeurs français des années 80, Supreme NTM, fait l’objet d’une section de minuit animée à Cannes.

    Le biopic Supreme NTM de la réalisatrice Audrey Estrougo a de l’énergie et de l’attitude à revendre, ce qui n’est qu’approprié pour le groupe de hip-hop français défiant qu’elle célèbre. Apparu à Paris à la fin des années 1980, alors que le rap affirmait sa domination culturelle mondiale, NTM était le produit de deux amis, Didier Morville et Bruno Lopes. Suprêmes bénéficie grandement des performances brutes et urgentes de Theo Christine et Sandor Funtek, qui incarnent des jeunes hommes en colère, déterminés à utiliser leur musique pour renverser la société corrompue qu’ils voient autour d’eux.

    Dans un film comme celui-ci, la crédibilité est essentielle, et Christine et Funtek dégagent toute l’arrogance nécessaire pour jouer ces rappeurs féroces.

    Ceux qui ne connaissent pas NTM ne doivent pas s’inquiéter : quiconque est versé dans le rap old-school reconnaîtra les dettes évidentes du groupe envers des artistes américains tels que Run-DMC et Public Enemy. Ce film attachant, quelque peu conventionnel, est projeté dans le cadre de la section Midnight du Festival de Cannes. Les fans de hip-hop apprécieront le ton nostalgique du film, mais aussi le fait que les thèmes abordés par NTM – racisme, disparités économiques – restent d’une actualité déprimante.

    Au début du film, les graffeurs Didier (Christine) et Bruno (Funtek) ont décidé de créer leur propre groupe de hip-hop, se faisant appeler respectivement JoeyStarr et Kool Shen. Le groupe Supreme NTM, au franc-parler politique, fait rapidement sensation, mais il est rapidement confronté aux défis typiques qui accompagnent une célébrité croissante, notamment la rupture potentielle des liens autrefois étroits entre ces hommes.

    Estrougo (A La Folie) saisit habilement l’excitation d’un jeune groupe qui trouve son son – d’abord en montrant les deux hommes en train d’improviser des idées lyriques et, ensuite, en montrant les débuts fascinants de NTM en concert dans une petite salle moite. Il est rafraîchissant de constater que la monteuse Sophie Reine ne découpe pas les performances live des Suprêmes en morceaux frénétiques – au lieu de cela, nous regardons les acteurs s’emparer de la scène dans des prises soutenues, leurs compétences au micro et leur charisme d’équipe étant contagieux. Dans un film comme celui-ci, la crédibilité est essentielle, et Christine et Funtek dégagent toute l’arrogance nécessaire pour jouer ces rappeurs féroces.

    Suprêmes propose de nombreux tubes du groupe, ainsi que le contexte sociétal qui les a inspirés. Des références à la brutalité policière et à la pauvreté sont tissées dans la trame du film, et Estrougo fait de la place pour explorer la vie familiale malheureuse de Didier, qui a également stimulé sa créativité. Si Suprêmes est une histoire d’outsiders de plus, le cinéaste s’efforce d’expliquer pourquoi celle-ci est particulièrement inspirante, avec Christine qui incarne habilement les démons de Didier, notamment son penchant pour la drogue.

    Les premières parties du biopic sont les plus fortes, en partie parce que, si de nombreux films de ce genre mettent en scène l’épanouissement artistique d’un musicien, on le voit rarement dans le monde du hip-hop. Avec des couplets dynamiques et des rythmes tout aussi exceptionnels, NTM semble s’épanouir sous nos yeux, et le film est illuminé par le plaisir de ces amis à faire entendre leur voix dans un monde qui, autrement, les ignore. Suprêmes nous fait découvrir l’effervescence des débuts du rap, quand on avait l’impression que les règles n’étaient pas encore écrites et que chaque jour apportait une nouvelle découverte créative.

    C’est peut-être inévitable, mais Estrougo ne parvient pas à maintenir cette effervescence lorsque le récit s’engage sur un terrain plus prévisible. Les égos s’entrechoquent, comme d’habitude, et Didier et Bruno commencent à être en désaccord lorsque leur passion devient une profession. Mais Estrougo termine sagement Suprêmes là où il a commencé – comme l’histoire d’amis qui avaient un rêve et rien à perdre. Pour un film aussi fort et féroce, il est remarquable que Suprêmes se termine sur une note relativement modeste – ce qui nous permet de nous concentrer sur le dernier regard, calme et crucial, partagé par Didier et Bruno.

  2. Suprêmes : « Emouvant, perspicace et plein d’énergie : Le biopic du groupe de hip-hop français est suprêmement bon ».

    Il pourrait sans aucun doute être un prétendant à la Palme d’Or mais Suprêmes d’Audrey Austrougo est hors compétition cette année. Le film se déroule sur quelques années, à la fin des années 80 et au début des années 90. Il raconte l’histoire de NTM (traduction française de « F**k Your Mother »), un groupe de rap composé de 30 jeunes hommes et d’une femme qui tentent de devenir des superstars du genre. Le protagoniste Didier (Théo Cristine) est un jeune irrévérencieux, bruyant mais sympathique, qui fait toujours bonne figure et semble trop cool pour tout. Cependant, il aspire toujours à l’approbation de son père, dont le traitement a fait fuir la mère de Didier. Son père le rabaisse en créole, une langue que le garçon ne parle pas, devant tous ses amis et sa famille, et le bannit de sa fête d’anniversaire. Bruno, le meilleur ami de Dider, travaille des journées interminables dans le bâtiment mais les deux écrivent des chansons de rap la nuit et, après un concert réussi, ils sont contactés par un manager.

    Le film aborde des questions pertinentes à l’époque, mais plus que jamais d’actualité. La brutalité policière à l’encontre des personnes de couleur, en particulier les jeunes, est toujours présente à l’arrière-plan de cette œuvre. La véritable horreur de ce film est la banalité de cette situation pour ses personnages. Didier arrive chez ses amis couvert de sang et leur raconte sa rencontre avec la police, comme s’il leur racontait quelque chose d’aussi normal que de prendre le bus ou d’acheter une pinte de lait. C’est aussi un aperçu intéressant du rap de l’époque et de la façon dont le genre était monopolisé par les Américains et dont les non-anglophones pensaient que la seule façon de réussir était de rapper en français – et c’est ce que NTM espère perturber.

    Le jeu des acteurs de ce film, en particulier celui de Théo Cristine et Sandor Funtek, est le cœur et l’âme de Suprêmes. Le Didier de Cristine, irrévérencieux et plein d’énergie, et le Bruno de Funtek, plus discret et sensible, forment une paire étonnante, qui s’étend à leur talent musical. Lorsqu’ils sont sur scène, entourés de danseurs, et qu’ils rappent sur les mauvais traitements, la classe sociale et toutes les choses auxquelles les hommes de leur milieu socio-économique doivent faire face, cela entraîne le public dans le mosh pit.

    Du début à la fin, Suprêmes est un spectacle émouvant, perspicace et plein d’énergie qui met en valeur le talent de certains des jeunes acteurs les plus prometteurs de France.