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SOLO

SOLO
Réalisateur(s) : Artemio Benki
Acteur(s) : Federico Daniel Bustos, Martín Perino, Soledad Madarieta
Catégorie(s) : Documentaire
Version : HD - VF

SOLO synopsis :

Martín est un jeune pianiste virtuose et compositeur argentin qui, depuis sa dépression il y a quatre ans, est un patient d’El Borda, le plus grand hôpital psychiatrique d’Amérique latine. Tout en travaillant sur une nouvelle composition, l’ancien enfant prodige et talent le plus prometteur de sa génération, Martín, tente aujourd’hui de surmonter sa maladie mentale (la schizophrénie) et de retourner à la vie en dehors des murs de l’asile et sur les scènes de concert. SOLO raconte une histoire unique, mais universelle, sur l’obsession de la perfection et de la création, et raconte l’évolution d’un être humain qui tire sa force de sa propre fragilité.

2 Commentaires pour le film “SOLO” :

  1. Les psychologues ont identifié des liens étroits entre la créativité et les troubles de l’humeur tels que les troubles bipolaires et même la schizophrénie. Certains de nos écrivains, artistes et musiciens les plus célèbres ont souffert d’instabilité mentale : Virginia Woolf a souffert de dépression, Ernest Hemingway s’est suicidé après un traitement, Robert Schumann est mort dans un asile psychiatrique et même Steven Fry a admis être bipolaire lorsqu’il a renoncé à un rôle sur la scène londonienne.

    Le producteur et réalisateur Artemio Benki explore les afflictions mentales dans son documentaire serein et sensible présenté dans le cadre du sidebar ACID à Cannes cette année. Solo est centré sur Martín P., un jeune virtuose du piano et compositeur argentin, qui reçoit un traitement pour sa dépression survenue il y a quatre ans dans l’hôpital psychiatrique controversé d’El Borda, le plus grand et le plus réputé de son genre en Amérique latine. Enfant, Martin était considéré comme un génie musical et est devenu le compositeur le plus talentueux de sa génération. Mais depuis quatre ans, il se bat pour revenir sur la scène des concerts et compose sa dernière œuvre, Enfermaria. Solo raconte son histoire unique et pourtant attachante, son combat contre la créativité et son obsession d’être le meilleur dans un monde où la perfection et le talent exigent confiance et persévérance pour prospérer. L’objectif essentiel de Martin est de trouver ce lieu sûr entre la “folie” et la “normalité” afin de pouvoir aller de l’avant et développer sa carrière et sa vie.

  2. Le meilleur film tchèque du Festival international du film documentaire de Ji.hlava a été distribué dans le grand public immédiatement après sa victoire. Portrait délicat du virtuose argentin du piano Martín Perín et de son combat contre la maladie mentale, Solo est une plongée intuitive dans le monde des gestes cinématographiques subtils.

    Ces doigts légèrement potelés ne peuvent pas rester en place. Bien que la caméra filme le protagoniste en train de fumer une cigarette, elle semble révéler, par une observation attentive et patiente, que la main du pianiste Martín Perín aspire à chaque seconde à la présence du piano. Et lorsque l’instrument n’est pas “à portée de main”, ses doigts frappent sur ce qui se trouve à proximité.

    Solo, cependant, n’est pas le portrait d’un virtuose ou une célébration du talent musical. Il aborde des thèmes bien plus poignants. Originaire de France, le producteur et réalisateur tchèque Artemio Benki est retourné pendant cinq ans à Buenos Aires, le plus grand hôpital psychiatrique d’Amérique du Sud, où son protagoniste, Perino, s’est caché du monde pendant quatre ans.

    Un jour, le jeune homme talentueux a découvert qu’il ne pouvait même pas marcher dans la rue et être entouré de gens. Et il s’est volontairement fait hospitaliser. Mais les mots de diagnostic tels que agoraphobie ou schizophrénie n’apparaissent que fugitivement et assez tard dans le film. Le réalisateur Benki est avant tout un observateur patient qui, s’il ouvre de grands thèmes, le fait de la manière la moins évidente possible.

    Entre deux discours, il est mentionné que le jeune Perín était critiqué par sa mère pour avoir joué du Chopin car elle aspirait à la perfection. Le film aborde ici le phénomène si courant de l’ambition parentale excessive. Il explore ensuite les thèmes de la dépendance, de la solitude ou du retour au monde des gens ordinaires.

    Mais Solo est remarquable surtout parce qu’il ne fait pas de commentaires, ne porte pas de jugements clairs, ne s’adresse pas au public autrement que dans des dialogues banals avec ses co-patients ou son père. Au contraire, il leur parle à travers le pouvoir du détail cinématographique.

    Ce sont les plans des doigts et du visage du protagoniste qui créent, d’une part, une mosaïque lyrique et, d’autre part, une impression presque physique qui nous permet de vivre presque directement la crise existentielle du protagoniste.

    D’une part, Períno répond à la notion traditionnelle d’artistes exceptionnels pour lesquels leur travail est à la fois leur salut et leur perte. En même temps, le film aborde ce thème d’une manière non menaçante. Il se contente de regarder patiemment comment Períno essaie de trouver un piano pour jouer, comment il doit rester littéralement à portée de la musique. Et puis, entre les lignes, il dit que les critiques de sa mère l’ont troublé dès son plus jeune âge au point qu’il était incapable de distinguer la réalité. Joue-t-il ce Chopin aussi mal qu’elle le prétend ? Ou aussi bien que d’autres le disent ?

    Solo a été présenté en première mondiale en mai dernier lors du prestigieux Festival de Cannes. Les dramaturges ont remarqué que le film aborde des questions fondamentales de manière intuitive, mais avec assurance, sans attirer l’attention sur lui-même ou sur ses thèmes.

    En restant en présence d’un homme en veste rose pastel, il parvient à attirer le public avant de commencer à jouer du piano. Et pourtant, c’est aussi un homme qui, dans ce costume élégant et avec une crinière de cheveux noirs bouclés, se tient incertain au milieu de la société dont il est séparé par une barrière difficile à décrire. Un que seul l’œil patient et précis de la caméra peut voir.

    Solo est un film sur les insécurités intérieures auquel tout le monde peut s’identifier. Il s’agit d’une déclaration universelle sur le fait que la vie peut peser si lourdement sur quelqu’un qu’il faut des années pour y faire face. Si c’est le cas.

    En même temps, c’est aussi un film qui sait comment alléger le sujet. Parfois, il est utile d’avoir une coïncidence lorsqu’un tabouret craque sous Perín au milieu du passage le plus romantique et le plus brillant techniquement. D’autres fois, une sélection minutieuse des scènes guide le public à travers des situations hilarantes au milieu de l’asile.

    “C’est comme une blessure qui ne fait pas mal”, dit l’un des élèves de Perín, à qui l’on a demandé de mettre des mots sur ce que le pianiste venait de jouer. C’est une description appropriée de l’ensemble du film, qui traite des contradictions du monde réel. Pourtant, c’est un film qui ne déborde pas de la puissance du geste poétique. Au contraire, il est fait de petits gestes et de gestes extrascolaires.

    C’est un portrait raconté par des doigts qui discutent du monde et de leur protagoniste avec la même intensité qu’ils courent furieusement sur les touches, même s’ils ne font que tenir une cigarette et la porter à leurs lèvres.