Nos plus belles années | VF | HD :

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Nos plus belles années

Nos plus belles années
Réalisateur(s) : Gabriele Muccino
Acteur(s) : Kim Rossi Stuart, Micaela Ramazzotti, Pierfrancesco Favino
Catégorie(s) : Comedie, Drame
Version : HD - VF

Nos plus belles années synopsis :

L’histoire de l’Italie, des années 80 à nos jours, racontée à travers la vie de quatre amis, Giulio, Gemma, Paolo et Riccardo – pendant 40 ans d’amours, d’aspirations, de succès et d’échecs.

Titre original : Gli anni più belli

Titre international : The best years

2 Commentaires pour le film “Nos plus belles années” :

  1. On pourrait les appeler la « bande des quatre ». Giulio (Pierfrancesco Favino), Gemma (Micaela Ramazzotti), Paolo (Kim Rossi Stuart) et Riccardo (Claudio Santamaria) sont inséparables à 16 ans. Au début des années 1980, le monde est à leurs pieds, les pères peuvent se déchaîner comme ils veulent. Ensemble, le quatuor fête sa jeunesse dans une petite ville italienne endormie. Mais les Invincibles doivent eux aussi grandir. Le destin les sépare, ils évoluent dans des directions différentes, certains fondent une famille. Sur le plan professionnel, l’un va vers le haut, l’autre vers le bas et les autres vers le bas. Mais même s’ils ne se voient pas pendant des années, le hasard et une amitié profonde les réunissent toujours. Même lorsque le lien entre Giulio, Gemma et Paolo est mis à l’épreuve.

    Entre toasts et grands moments

    Dans l’atelier de réparation automobile de son père : Giulio a minutieusement remis en état la Mercedes 450 SL décapotable, qui était à l’abandon. Les quatre amis attendent maintenant le grand moment. Giulio s’installe au volant, le contact sonne et sonne, l’ambiance se dégrade, Giulio jure et crie. Mais alors qu’il s’apprête à abandonner, le moteur fait un grand bruit. Le véhicule de rêve rouge vif démarre enfin. Ils s’élancent sur un chemin de terre, chacun peut prendre le volant. Puis ils s’arrêtent quelque part dans la prairie, dansent sur le dernier tube de l’autoradio et s’en donnent à cœur joie. A un moment donné, un cycliste passe. Ils lui demandent de prendre une photo. Elle deviendra l’image iconographique d’une grande amitié. Et c’est alors qu’ils trinquent pour la première fois avec le toast qui a donné son nom au titre du film allemand : « A tout ce qui nous rend heureux ».

    C’est à partir de tels épisodes que le réalisateur Gabriele Muccino (C’est à la maison qu’on est le plus beau) a construit sa tragicomédie au rythme soutenu. L’intrigue s’étend sur plus de 40 ans, des années 1980 à aujourd’hui. Mais ces années ne sont pas racontées en détail, elles sont toujours condensées en jalons à partir desquels des décisions sont prises : Des espoirs s’envolent, des mariages se brisent, des emplois sont supprimés. Mais aussi : un nouvel amour attend à l’horizon, des rêves se réalisent, deux des amis se retrouvent quelque part, rafraîchissent leur relation. Il s’agit des hauts et des bas typiques de quatre biographies qui sont portées par une note de fond constamment optimiste et qui ne s’affaissent pas de manière dépressive même dans les moments de profonde tristesse. Il s’agit aussi de ce qui est spécifiquement italien, de tempéraments exubérants, de disputes bruyantes et de réconciliations tout aussi passionnées. Le film aime les grands drames, dès le début, lorsque les amis se retrouvent involontairement au milieu d’une manifestation et que Riccardo reçoit dans le ventre la balle perdue d’un pistolet de police.

    Le contexte politique et social intervient, mais Muccino et le co-scénariste Paolo Costella évitent l’erreur de réduire les amis à de simples porteurs de symboles de convictions ou de milieux opposés. Le social et l’historique ne sont que des facteurs parmi d’autres qui influencent le parcours de chacun. Le contexte familial est plus important et, surtout, la liberté individuelle : les choix originaux que l’on fait dans une situation donnée. Et qui s’avèrent souvent être des erreurs avec le recul. En bref : Giulio, Gemma, Paolo et Riccardo sont des personnages pleins de vie que l’on ne peut pas vraiment inventer, mais que l’on doit composer à partir de ses propres expériences et de personnes réelles. Leurs destins nous collent à la peau et on s’attache à eux dès les premières minutes du film, lorsqu’ils brisent sans cesse l’illusion et s’adressent directement au spectateur pour commenter les événements de leur propre point de vue. Quatre points de vue s’entremêlent ainsi pour former un tableau de mœurs complexe, raconté avec un souffle épique.

    On pourrait presque être un peu déçu lorsque le dossier de presse évoque la parenté avec Nous nous étions tant aimés (1974) d’Ettore Scola. Là aussi, il y a trois hommes et une femme avec des origines similaires, des biographies semblables et des implications similaires. Gabriele Muccino, qui a longtemps travaillé aux Etats-Unis, n’a donc pas tout inventé lui-même. Il s’est laissé inspirer ou, si l’on veut s’exprimer négativement, il a simplement tourné une sorte de remake. Mais les emprunts à Ettore Scola (La Famille, 1987, Quelle heure est-il, 1989) peuvent aussi être lus comme un clin d’œil à l’âge d’or du cinéma italien. Comme un hommage au talent de créer de grandes arches, des tableaux sensuels dans lesquels les histoires de famille s’élargissent pour raconter toute une époque, comme dans l’œuvre monumentale 1900 de Bernardo Bertolucci. Muccino cite également avec une grande clarté La dolce vita – La douce vie (1960) de Federico Fellini avec le célèbre bain d’Anita Ekberg dans la fontaine de Trevi à Rome. Lorsque Gemma et Riccardo entrent dans l’eau, Paolo dit : « Il ne manque plus que Mastroianni » (qui jouait le rôle principal masculin chez Fellini).

  2. Le succès public merveilleusement mélancolique de « Un dernier baiser » en 2001 a valu à Gabriele Muccino un ticket pour Hollywood. Certes, il n’a pas réalisé lui-même le remake américain « Le dernier baiser » avec Zach Braff, mais le superhit de Will Smith « La poursuite du bonheur » est à mettre au crédit de l’Italien. Ses autres productions américaines, comme « Kiss The Coach » avec Gerard Butler ou « Pères et filles » avec Russell Crowe, ont eu beaucoup moins de succès et Muccino est retourné dans son pays d’origine. Il est cependant resté fidèle à son thème favori, la quête permanente du bonheur, même après son retour.

    Dans « Nos plus belles années », Muccino suit à présent, sur une période d’environ 40 ans, les différents parcours de vie de trois hommes et d’une femme étroitement liés les uns aux autres. Outre la quête du bonheur, il est question d’espoirs et de déceptions, de succès et d’échecs, d’amour, de divorce et de parentalité, d’amitié et d’aliénation. En 135 minutes de vie, Muccino, qui est également responsable du scénario avec Paolo Costella, peint ainsi sur l’écran une fresque temporelle bien remplie. Mais avec un coup de pinceau souvent grossier. Il n’y a guère de place pour la profondeur.

    Le quatuor déjà mentionné se retrouve au début des années 1980 : Lors d’une manifestation qui dégénère en violence à Rome, Giulio (Francesco Centorame) et Paolo (Andrea Pittorino) emmènent Riccardo (Matteo De Buono), grièvement blessé par une balle perdue, à l’hôpital. Les trois deviennent amis. Bientôt, Gemma (Alma Noce), qui a à peu près le même âge, se joint au trio d’adolescents.

    Dès lors, les rivalités, les coups du sort, l’évolution de la prospérité ainsi que les différentes conceptions de la vie ne cesseront de séparer les chemins entrelacés de ces quatre personnes au cours des années et des décennies à venir. Jusqu’à ce qu’ils finissent par trinquer à nouveau avec le toast du titre…

    Un clin d’œil à Scola & Fellini

    En ce qui concerne l’intrigue et la structure narrative, Muccino se réfère au drame d’Ettore Scola sur les combattants de la liberté « Nous nous étions tant aimés » de 1974, mais il rend également hommage à d’autres célèbres cinéastes italiens dans « Nos plus belles années ». On remarque notamment une citation directe de la légendaire scène de la fontaine de Trevi avec Anita Ekberg et Marcello Mastroianni, tirée du chef-d’œuvre de Federico Fellini, « La douceur de vivre ».

    La comparaison avec ses modèles n’est toutefois pas flatteuse en tous points pour Muccino. Certes, le mode de narration, qui éclaire par touches le parcours du quatuor, conduit presque nécessairement à certains vides. On aurait quand même aimé savoir, par exemple, comment Giulio (Pierfrancesco Favino à l’âge adulte) a fait sortir son beau-père en devenir, l’ex-ministre corrompu Angelucci (Francesco Acquaroli), devant le tribunal.

    De plus, la description des personnages est assez clichée. Giulio, par exemple, issu d’un milieu modeste, s’éloigne de plus en plus de ses idéaux de jeunesse et passe du statut d’avocat commis d’office à celui d’avocat de luxe. L’esthète Paolo (Kim Rossi Stuart), quant à lui, reste fidèle à lui-même et trouve finalement un emploi épanouissant en tant qu’enseignant. Riccardo (Claudio Santamaria), quant à lui, est un rêveur qui n’arrive à rien. Le personnage le plus passionnant est cependant Gemma (Micaela Ramazzotti), qui perd ses parents très tôt et qui, après avoir zigzagué dans la vie et en amour, se retrouve de manière convaincante.

    Pour le reste, Muccino préfère en mettre plein la vue plutôt que bas. Le jeu parfois trop théâtral de l’ensemble peut encore passer pour un tempérament italien. En revanche, il n’y a pas d’excuse satisfaisante pour le score envahissant, pompeux et sentimental, qui finit par agacer.

    D’un autre côté, le réalisateur réussit aussi des moments tout à fait merveilleux. Lorsque, dans la phase initiale de leur amitié, les adolescents partent en virée dans une voiture décapotable qu’ils ont eux-mêmes remise en état, leur joie de vivre juvénile transparaît de manière grandiose dans la séquence estivale. Une autre scène très réussie est celle où Gemma et Paolo se retrouvent à l’opéra – et où la perruche de jeunesse de Paolo crée de manière merveilleusement magique un lien entre le présent et le passé. Le cameraman Eloi Moli a fait un travail formidable, et pas seulement ici. Ses images aux couleurs magnifiques sont finalement le plus grand atout du film.

    Conclusion : avec Nos plus belles années, Gabriele Muccino dresse un portrait à long terme d’un de quatre amis, à la fois riche en images et en vie, qui reste un peu superficiel dans le détail et dont les multiples aspects thématiques sont souvent traités trop rapidement.