L’Histoire de ma femme | VF | HD :

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L’Histoire de ma femme

L’Histoire de ma femme
Réalisateur(s) : Ildiko Enyedi
Acteur(s) : Jasmine Trinca, Léa Seydoux, Louis Garrel
Catégorie(s) : Drame, Historique, Romance
Version : HD - VF

L’Histoire de ma femme synopsis :

Dans un café, un capitaine de navire fait le pari avec un ami qu’il épousera la première femme qui entrera.

Titre original : A feleségem története
Titre américain : The Story Of My Wife

2 Commentaires pour le film “L’Histoire de ma femme” :

  1. Un homme déclare qu’il épousera la prochaine femme qui entrera dans un bar. C’est ce qu’il y a de plus intéressant dans The Story Of My Wife d’Ildiko Enyedi, une entrée plate en compétition au Festival de Cannes qui gaspille sa prémisse intrigante.

    Adaptation du roman de Milán Füst, qui se déroule dans les années 1920, le film bénéficie de décors attrayants mais souffre de défauts fatals. Le principal d’entre eux est la décision d’engager des acteurs internationaux pour un scénario en langue anglaise. L’acteur néerlandais Gijs Naber joue franc jeu dans le rôle de Jakob Störr, capitaine de navire qui décide d’épouser la belle Lizzy (Léa Seydoux) lorsqu’il l’aperçoit dans un bar parisien. De façon mystérieuse, elle accepte. Il part en mer ; nous ne savons pas ce qu’elle fait pendant son absence. Il revient, inquiet de ce qu’elle a fait pendant qu’il était absent. Il s’agit probablement de Louis Garrel. Il ne semble pas s’en soucier plus que nous, et pourtant l’histoire se poursuit pendant 169 minutes, alors que le capitaine et sa femme font du yo-yo entre une série de scénarios similaires.

    C’est une déception pour la réalisatrice de l’envoûtant On Body and Soul, qui a remporté la Caméra d’or pour My Twentieth Century en 1989. Elle a également écrit le scénario, qui aurait gagné à être travaillé par un anglophone. Les dialogues ne sont pas convaincants tout au long du film, alors que des acteurs accomplis ont du mal à travailler dans une langue qui n’est pas leur première.

    Naber, en particulier, semble mal à l’aise et ne s’installe jamais dans un rôle qui est mince au départ. Jakob est censé être jaloux et se met parfois dans une colère violente, mais il dérive avec un manque d’expression et de conscience de soi qui rend son succès dans la drague difficile à croire. Seydoux s’en sort mieux, car elle habite au moins physiquement son personnage confiant, mais elle a du mal à apporter de l’esprit et de l’étincelle aux dialogues. C’est l’un de ces films dans lesquels vous ne savez ce que les gens ressentent les uns pour les autres que parce qu’ils le disent, constamment. Et c’est un autre drame relationnel bavard dans lequel Seydoux passe beaucoup de temps au lit et en conversation avec un homme plus âgé et coureur de jupons. Avec ce film et celui de Cannes, Déception, nous avons dû passer environ une heure à la regarder fumer des cigarettes post-coïtales.

    Si une scène est proche de la tension, c’est celle où Jakob est en mer, capitaine d’un bateau de croisière pour la première fois. Un incendie se déclare sur le pont, et il ordonne à l’équipage de continuer à avancer plutôt que d’appeler à l’aide – il est certain qu’il va pleuvoir. De nombreuses vies dépendent de cette conviction, et c’est – brièvement – captivant. Sinon, il faut être d’accord avec Jakob lorsqu’il déclare à un moment donné que son histoire est “just miserable.”.

  2. Le drame long et sans vie d’Ildiko Enyedi adapte le roman de 1942 de Milan Fust.

    Le roman de 1942 “L’histoire de ma femme” de Milan Fust constitue la source de cet indigeste et trop long europudding d’Ildiko Enyedi. Le film retrace l’histoire d’amour entre le capitaine Jakob Storr (Gijs Naber) et Lizzie (Léa Seydoux), la femme qu’il a ramassée dans un café après avoir parié avec un ami qu’il épouserait la première femme qui entrerait. Comme on pouvait s’y attendre, cette stratégie ne s’est pas avérée fructueuse pour trouver une compagne, mais le film prend énormément de temps pour le démontrer. C’est une belle production d’époque qui se déroule sur des mers déchaînées et dans des boudoirs bien aménagés à Paris et à Hambourg, mais il lui manque l’originalité pétillante et la légèreté de touche du film précédent d’Enyedi, la fantaisie romantique basée sur un abattoir, On Body And Soul, qui a remporté l’Ours d’or et a été nommée aux Oscars.

    Les valeurs de production de prestige font du film une proposition attrayante sur le plan visuel, mais la décision de filmer principalement en anglais avec un casting majoritairement non natif pose un problème immédiat et durable. Lorsque les dialogues sont aussi peu authentiques, il y a peu de chances de persuader le public que la relation au cœur du film est authentique, ou même qu’elle mérite qu’on s’y intéresse. Les dialogues en anglais peuvent, en fait, rendre le film moins commercialisable plutôt que de le rendre plus commercialisable dans les territoires anglophones. Il aura sans doute les meilleures chances d’atteindre les publics pour lesquels le livre a une résonance particulière.

    L’acteur néerlandais Gijs Naber, au physique et à la barbe imposants, incarne un Jakob Storr à l’allure virile, un marin de carrière qui décide de prendre femme après qu’on lui ait suggéré que cela pourrait aider à soulager les troubles gastriques causés par “la maladie du marin”. Le film est structuré en sept “leçons”, dont la première, qui retrace la rencontre et le mariage presque immédiat de Jakob et de Lizzie, est intitulée “Un problème pratique résolu”, ce qui suggère que Jakob est, par nature, un pragmatique plutôt qu’un romantique. Mais en tant que chien de mer, il est de plus en plus torturé par la jalousie (à juste titre). Et au cours de la durée excessivement généreuse du film, le couple se rend mutuellement malheureux de multiples façons, notamment par de nombreuses micro-agressions et trahisons implicites. La passion entre eux demeure cependant, et la partition se lance dans des crescendos orgasmiques convaincants pour souligner ce fait.

    Le principal rival de Jakob est Dedin (Louis Garrel), un dandy sans charme qui se promène dans Paris sur un nuage de privilèges et l’argent de son riche oncle. La première rencontre entre les deux n’est pas de bon augure : Jakob suggère que Dedin est un “rat des quais” ; Dedin affiche un sourire dispendieux. Un autre personnage à la périphérie de l’histoire est l’ami de Jakob, Kodor (Sergio Rubini), un escroc à la petite semaine qui a le doigt dans beaucoup de tartes et le nez pour une opportunité d’affaires tordue. Son rôle dans l’histoire est moins clair : représente-t-il le côté moins honorable du personnage de Jakob, le capitaine héros ? Ou est-il simplement là pour jeter une ombre sur l’ombre de bonheur que Jakob et sa femme pourraient avoir ?

    Pour sa part, Seydoux est aussi charismatique et sexy que d’habitude, mais le rôle de Lizzie est incroyablement insaisissable et sous-développé. La principale déception de ce film, outre son approche sans vie et conventionnelle, est peut-être le fait qu’il soit si préoccupé par le plombant Jakob, alors que sa femme mercuriale et perfide est un personnage bien plus intéressant.