Les Sentiers de l’oubli | VF | HD :

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Les Sentiers de l’oubli

Les Sentiers de l’oubli
Réalisateur(s) : Nicol Ruiz Benavides
Acteur(s) : Gabriela Arancibia, Romana Satt, Rosa Ramírez Ríos
Catégorie(s) : Drame, Romance
Version : HD - VF

Les Sentiers de l’oubli synopsis :

Claudina est une femme traditionnelle de la campagne. Après le décès de son mari, elle se retrouve dans une routine solitaire. Ayant une situation économique difficile, Claudina doit déménager avec son petit-fils Cristóbal, qui lui est très cher, et sa fille Alejandra, sachant que les deux femmes ont une relation distante. En vivant ensemble, Claudina fait la connaissance de sa voisine Elsa, une femme mariée et indépendante qui chante dans un bar caché appelé “Porvenir” (L’avenir). Dès lors, elle développe un parcours de connaissance de soi pour être libre, sous le jugement de sa fille et de ses amis dans une petite ville religieuse et conservatrice, obsédée par les observations d’OVNI.

Titre original : La Nave del Olvido

1 commentaire pour le film “Les Sentiers de l’oubli” :

  1. La nave del olvido est un film chilien de 71 minutes écrit et réalisé par Nicol Ruiz Benavides en 2020. A reçu le Colón de Plata du meilleur réalisateur, le prix AMMA et le prix Road to Freedom de l’Asociación Cultura con Orgullo lors du 46e Festival du film ibéro-américain de Huelva en 2020. Très récemment, il vient de recevoir le Grand Prix Zinegoak (Bilbao 2021).

    Il décrit la nouvelle vie d’une femme âgée récemment veuve qui redécouvre l’amour et la liberté avec une autre femme mariée, voisine de sa fille unique, malgré les réactions hostiles de sa propre fille et du voisinage.

    Claudina, une veuve solitaire à la vie routinière.

    Un visage obsédant au premier plan du protagoniste qui pleure alors qu’il pleut obstinément dehors. Une maison isolée dans une petite ville du Chili. Un petit-déjeuner seul en écoutant la radio locale. Une voiture qu’elle ne parvient pas à démarrer, ce qui l’oblige à marcher. Un repas avec sa fille unique et son petit-fils. Des souvenirs douloureux de son mari décédé. Une femme seule qui gère la petite ferme.

    Avec ce cadrage séquentiel, le scénariste et réalisateur de La nave del olvido met en scène la situation de Claudina (Rosa Ramírez), une femme de 70 ans qui se sent seule et triste depuis la mort de son mari Eugenio.

    Lorsqu’elle se rend chez sa fille unique Ale (Gabriela Arancibia), elle rencontre sa voisine Elsa (Romana Satt), 65 ans, mariée et sans enfant, qui passe beaucoup de temps seule en raison des fréquents déplacements de son mari.

    L’intrigue nous emmène au début de l’amitié entre les deux femmes, toutes deux proches en âge et toutes deux affectivement insatisfaites. Ils deviennent intimes, se tiennent compagnie et se soutiennent mutuellement, avec plus d’initiative de la part d’Elsa, déterminée et résolue. Le scénario montre rapidement comment Claudina accepte cette relation en raison de son besoin d’affection et de nouveauté face à sa vie routinière.

    La complicité naît entre les deux amis, dont les personnalités très différentes sont bien interprétées. De manière très naturelle, le scénario développe cette amitié naissante qui devient de plus en plus intime.

    Elsa, plus confiante et résolue, lui propose de lui donner des leçons de conduite pour accroître son autonomie en utilisant la voiture presque neuve de son défunt mari : “C’était un bon ami, un bon compagnon”. Une longue séquence résout joliment cette nouvelle relation de maître à élève dans les leçons de conduite données par le voisin marié.

    Claudina et Elsa dans “La Casona”.

    Au fur et à mesure que La nave del olvido progresse, le scénario lent et précis construit les confidences émotionnelles entre les deux personnages principaux. Il montre également l’opposition à leur amitié de la part de leur fille unique Ale, plus préoccupée par les commentaires malveillants du voisinage que par la joie retrouvée de sa mère. L’homophobie socialisée montre son rejet.

    Cependant, le scénariste et réalisateur souligne comment son unique petit-fils Cristóbal (Cristóbal Ruiz) accepte naturellement la nouvelle relation de sa grand-mère. Comme dans la vie réelle, l’enfance accepte sans problème tout type de relation amoureuse.

    Une conversation entre les deux femmes, au cours de laquelle Claudina se souvient, à l’adolescence, de son amour lointain avec une autre fille, entraîne le coup de foudre définitif d’Elsa. Cette révélation spontanée les ouvre naturellement à la manifestation amoureuse de leur affection et de leur tendresse après le baiser initial de la femme mariée.

    La grande performance du personnage de Claudina montre le changement de registre à mesure qu’elle se sent plus sûre dans sa nouvelle relation. Les différentes personnalités des deux femmes sont très bien configurées par un bon scénario articulé à partir de l’observation et de la sage expérience du réalisateur Nicol Ruiz.

    L’introduction du nouveau personnage Facundo/Ambrosía (Raúl López Leyton), gérant de “La Casona”, un homme âgé qui vit en tournant le dos à l’homophobie de son entourage, est une réussite de l’intrigue.

    “La Casona” est un lieu de loisirs à Lautaro (Chili) où des hommes et des femmes non hétérosexuels interagissent, dansent et vivent en liberté dans cette petite oasis. Claudina s’y rend et voit sa nouvelle amie Elsa chanter des chansons d’amour.

    “Je ne suis pas d’ici, je ne suis pas de là-bas”.

    Le développement du scénario décrit en détail la pression sociale et l’homophobie sociale en montrant l’attitude négative de sa fille, les commentaires malveillants des gens et la réprimande de deux ivrognes dans la rue.

    Une voisine de sa fille critique Claudia en murmurant qu’elle l’a vue quitter “La Casona” et Ale la menace de ne pas continuer avec Elsa.

    La relation jusqu’alors heureuse des deux femmes mûres commence à se détériorer. La femme mariée prend ses distances avec son mari pour éviter de “sortir de l’armoire”, car elle ne veut pas mettre en péril sa relation avec lui. Comme c’est souvent le cas lorsqu’on ne veut pas quitter la zone de confort du mariage.

    Claudia est à nouveau plongée dans la solitude émotionnelle et la tristesse après la frustration de ses désirs due au rejet de sa propre fille et à l’opposition de son environnement homophobe.

    Le dénouement final dans ses dernières séquences accroît la tournure dramatique avec de nouvelles menaces de sa fille Ale de la mettre à la porte si elle persiste dans sa relation. Le scénariste et réalisateur Nicol Ruiz réussit parfaitement la clôture du film sans tomber dans le manichéisme ou les fins faciles.

    La nave del olvido a une bande sonore simple mais appropriée avec la chanson “Sabrás que el viento sopla a otro destino” avec des paroles de Nicol Ruiz dans la composition de Santiago Jara.

    Symboliquement, elle ajoute un groupe de jeunes qui chantent le bien choisi “No soy de aquí, ni soy de allá”, une chanson composée par le célèbre auteur-compositeur-interprète argentin Facundo Cabral, aujourd’hui décédé.

    Conclusion

    La nave del olvido est le premier film du scénariste et réalisateur chilien Nicol Ruiz, qui, avec un faible budget, montre un développement et un contenu réussis. Un cinéma d’auteur indépendant qui mérite une bonne diffusion dans les salles de cinéma car il parle de l’homophobie qui persiste dans la vie réelle.

    Thème universel des relations “pas politiquement correctes” confrontées au manque de respect et au rejet de sa propre famille et de son voisinage proche. Visionnement hautement recommandé pour tous ceux qui souhaitent une société meilleure, plus ouverte et véritablement libre.