Le Daim | VF | HD :

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Le Daim

Le Daim
Réalisateur(s) : Quentin Dupieux
Acteur(s) : Adèle Haenel, Albert Delpy, Jean Dujardin
Catégorie(s) : Comedie
Version : HD - VF

Le Daim synopsis :

Quand une veste attire l’attention de Georges (lauréat du prix Oscar Jean Dujardin), il ne sait pas encore quelle relation il va nouer avec le vêtement. En effet, ce n’est pas n’importe quelle veste, c’est une veste à franges pour les cervidés, que les petits se font payer, et ce n’est qu’un début. Il se couvre de plus en plus de cuir et rêve en outre d’être le seul homme à porter une veste. Il commence enfin à séparer les gens de leurs vestes par la force, si nécessaire, et il a même des conversations approfondies avec ses réalisations en cuir. Avant le monteur amateur Denise (Adèle Haenel), il se fait passer pour un réalisateur qui tient son chemin jusqu’à la seule personne portant une veste avec son appareil photo…

Titre international : Deerskin

1 commentaire pour le film “Le Daim” :

  1. Georges a peut-être toujours senti que ce sont les vêtements qui font l’homme. Pas étonnant, ébranlé par la fin d’un divorce, sans le sou et avec sa carte de crédit cruellement annulée par un ex sans cœur, c’est un pelage de proie qui lui parle. Abandonné au destin comme un vieux grizzly édenté, jeté comme une étiquette de chasse expirée et non remplie, Georges est né de nouveau dans les toilettes. Enfin, pas exactement dans les toilettes. Son ancien moi meurt avec sa vieille veste dans les toilettes et son nouveau moi, un requin nageant parmi les requins, nage à nouveau. Pas dans les toilettes. C’est compliqué.

    C’est un film pour un temps qui a besoin de quelque chose de différent quand tout semble le même, terne, inutile, sans direction. Une minute il y a une dérive, la suivante il y a une direction.
    Une minute le chassé, le suivant le chasseur. Perdu dans le troupeau devient le tueur du troupeau.

    Quelle meilleure façon de se définir à nouveau que de faire un film? Le show-business a été une telle panacée pour beaucoup, sauvant des vies autrement perdues à la corvée d’une maison de banlieue, d’une famille de deux enfants, d’une cabine de bureau, d’un chèque de paie régulier. Tout ce qu’il faut, c’est cette muse artistique, cette inspiration présidentielle, cette bienveillance Franklin. Dos vert. Zero Mostel et Nathan Lane l’ont fait dans «The Producers». Jean Dujardin en tant que requin né de nouveau Georges le fait ici.

    Il s’avère que Denise (Adele Haenel) n’est pas une veuve riche, mais une barmaid avec un cœur plus gros qu’un compte bancaire. Peu importe, financer un film est un honneur, presque une obligation, vraiment, entre les mains du surdoué et en aboyant maintenant Georges fou. Un partenaire silencieux avec de l’argent, un cadeau du ciel au réalisateur, et ainsi faire tourner les roues de la création cinématographique.

    Malheureusement pour Georges, les roues tournent dans un schéma bien trop familier pour le nouveau réalisateur, alors que son partenaire silencieux le met au courant des faits d’Hollywood. Il a besoin d’un producteur.

    Plusieurs rebondissements agréables et une série d’événements absurdes deviennent une histoire qui signifie quelque chose. La folie drôle devient meurtrière, pas la folie drôle. Une pale de ventilateur d’une chambre de motel bon marché devient un outil d’honneur pour les samouraïs. Comme un vison tout droit sorti de Tarantino, ce dont cette vie a besoin, c’est de classe. La violence peut être nécessaire pour gagner la guerre contre les faux costumes de la vie quotidienne banale.

    Il pourrait s’agir d’un récit édifiant d’ambition aveugle, d’une histoire de spiritualité contre charnel, d’art vierge et de lucre sale ou d’une simple saga de l’absurdité de la vie. Un de ces rêves de fièvre avec juste assez de réalité pour le rendre effrayant. Rien ne réussit comme le succès jusqu’à ce que le manteau du chasseur soit confondu avec la proie. Ou l’artiste vole trop haut, trop vite, et est abattu par l’orgueil de sa propre maîtrise du destin. La nature suit son cours, à l’état sauvage comme au box-office.

    Ne partez pas avant le dernier crédit. Ce sont les clous dans le cercueil, d’une manière ou d’une autre.

    7/10