Filles de joie | VF | HD :

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Filles de joie

Filles de joie
Réalisateur(s) : Anne Paulicevich, Frédéric Fonteyne
Acteur(s) : Annabelle Lengronne, Noémie Lvovsky, Sara Forestier
Catégorie(s) : Drame
Version : HD - VF

Filles de joie synopsis :

Pendant l’été, Axelle, Conso et Dominique se rencontrent tous les jours à la frontière franco-belge pour se prostituer en Belgique.

Titre international : Working Girls

1 commentaire pour le film “Filles de joie” :

  1. Un cadavre réunit trois prostituées françaises qui traversent la frontière chaque jour pour travailler dans un bordel belge

    Trois personnages arrosés de pluie peinent à amadouer le corps enveloppé de plastique d’un quatrième dans une tombe peu profonde dans la scène d’ouverture de cette étude de l’amitié féminine contre toute attente. Nous pouvons spéculer sur qui fait les fouilles et qui finit sous la forme de viande emballée dans la boue, mais ce n’est que lorsque le film a exploré les mêmes jours du point de vue de trois travailleuses du sexe différentes que la question de la la scène d’ouverture est enfin répondue. L’élément mystère est une composante moins réussie dans une image qui fonctionne mieux quand elle capture la camaraderie, les plaisanteries et l’énergie frénétique entre les prostituées en congé qui traînent et regardent la télévision dans le bordel où elles travaillent.

    Dommage qu’un scénario qui traite de la vie quotidienne des prostituées ait du mal à trouver quoi que ce soit dont elles puissent parler ensemble autre que le sexe.

    Working Girls, qui a le titre plus connotatif et ironique Filles de joie en français, représente la deuxième collaboration de long métrage entre Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich. Le premier, Tango Libre, que Paulicevich a co-écrit et dirigé par Fonteyne, a remporté le Prix spécial du jury à Venice Horizons 2012 et le Grand Prix du Festival de Varsovie la même année. Cette image marque un remaniement professionnel: Paulicevich a à la fois écrit et codirigé un projet qu’elle a longuement étudié lors de nombreuses visites dans des bordels. C’est un portrait à trois voies honnête, quoique parfois strident, qui profite beaucoup de son jonglage habile d’arcs de personnage. Il devrait trouver un intérêt supplémentaire pour le festival, mais le saut tonal difficile (qui est annoncé lorsqu’un personnage produit de manière inattendue une arme à feu) et les tendances surmenées pourraient limiter son potentiel.

    Les trois femmes dont nous suivons l’histoire sont Axelle (Sara Forestier), Conso (Annabelle Lengronne) et Dominique (Noémie Lvovsky). Tous les trois vivent en France – Axelle et Conso sont voisins dans le même projet de logement – mais partagent une vie secrète, voyageant chaque jour à travers la frontière vers la Belgique pour travailler dans un bordel légal. Pas exactement de haut niveau, mais assez haut de gamme pour offrir une carte de fidélité (fellation gratuite avec six visites) et des magnums de champagne hors de prix, c’est un établissement où les femmes peuvent gagner en toute sécurité l’argent dont elles ont besoin pour survivre.

    Sagement, Working Girls s’intéresse nettement plus à ce qui se passe dans le salon que dans les chambres. Cependant, il est difficile de faire un film sur les travailleuses du sexe sans se concentrer sur leur corps, et il y a des plans dans lesquels les femmes peuvent sembler inutilement objectivées. De même, il est dommage qu’un scénario qui traite de la vie quotidienne des prostituées ait du mal à trouver quoi que ce soit dont elles puissent parler ensemble autre que le sexe.

    La première vie que nous explorons est celle d’Axelle. Mère célibataire stressée et mère de trois enfants volontaires, elle confie chaque jour leurs soins à sa mère à bout de souffle. C’est une existence précaire qui se transforme en catastrophe lorsqu’un incident à l’école ramène son mari violent et éloigné (Nicolas Cazalé) dans sa vie. À côté, Conso se délecte de l’adoration d’un client devenu petit ami qui la drape de colliers en diamant, puis l’invite à un gangbang festif pour marquer le fait que sa femme venait de donner naissance à un fils. Et Dominique, d’âge moyen, s’inquiète de la sexualité naissante de sa fille adolescente, la traque la nuit et se lance dans des discussions enflammées.

    Il y a une énergie imprévisible, souvent explosive dans le cinéma qui nous entraîne, pavant les fissures entre les scènes qui peuvent sembler décousues. Les femmes se soutiennent mutuellement dans le chaos et l’insécurité qui tourbillonnent autour d’elles. Et finalement, c’est cela, la fraternité disparate, avec laquelle nous nous engageons, que nous nous soucions ou non de quel homme affreux finit enterré dans un chantier de construction.