De son vivant | VF | HD :

Lien de telechargement :

Telecharger Updownload HD 720p (VF)

De son vivant

De son vivant
Réalisateur(s) : Emmanuelle Bercot
Acteur(s) : Benoît Magimel, Catherine Deneuve, Gabriel Sara
Catégorie(s) : Drame, Top
Version : HD - VF

De son vivant synopsis :

Un fils dans le déni d’une maladie grave. Une mère confrontée à l’insupportable. Et entre eux, un médecin et une infirmière qui se battent pour faire leur travail et les amener à l’acceptation. Ils ont un an et quatre saisons pour se réunir et comprendre ce que signifie mourir en vivant.

Titre original : Peaceful

2 Commentaires pour le film “De son vivant” :

  1. Benjamin (Benoît Magimel) a 40 ans et est atteint d’un cancer. Le diagnostic du docteur Eddé (Gabriel A. Sara) est extrêmement négatif : Benjamin est en phase terminale, il ne lui reste plus longtemps à vivre. Mais Benjamin ne veut pas vraiment l’admettre. Au grand dam de sa mère, Crystal (Catherine Deneuve), qui se débat avec le destin de son fils et a du mal à accepter sa mort imminente.

    Benjamin et Crystal reçoivent le soutien et les encouragements du docteur Eddé et de l’infirmière Eugénie (Cécile de France), avec laquelle Benjamin noue une relation intime. Mais dans le passé de Benjamin, il y a aussi des thèmes inachevés qui le préoccupent encore. Et peu à peu, il commence à accepter qu’il n’y a qu’un seul chemin pour lui.

    De son vivant traite de la mort, de la manière d’y faire face et de la confrontation avec la mort imminente. Tout cela d’une manière sensible, qui va droit au cœur. Ce film peut faire couler des larmes, même si la structure de l’histoire n’est pas au-dessus de tout soupçon.

  2. Emmanuelle Bercot revient à Cannes avec un drame difficile sur le cancer, avec Catherine Deneuve et Benoit Magimel.

    Benjamin (Benoît Magimel), un homme atteint d’un cancer du pancréas incurable de stade quatre, fait enfin la paix avec sa mort imminente, tandis que sa mère Crystal (Catherine Deneuve), qui veut tout contrôler, se rend compte qu’il y a des aspects de sa vie et de sa mort qu’elle ne peut pas microgérer dans le mélodrame médical quelque peu laborieux d’Emmanuelle Bercot. Se déroulant sur une année et divisé en saisons, le film creuse profondément la psychologie de la mort mais reste curieusement immobile, bien qu’il exploite jusqu’à la dernière image touchée par le cancer.

    Le film réunit Magimel et Deneuve, qui avaient déjà joué ensemble dans le premier film de Bercot au Festival de Cannes 2015, Standing Tall. Mais alors que ce film, qui était aussi une sorte de drame sur le lieu de travail, abordait son sujet – le système judiciaire pour les mineurs – avec une efficacité rapide et un manque rigoureux de remplissage qui lui ont bien servi, celui-ci s’enlise plutôt dans le bagage émotionnel du personnage central et son lent déclin. Le vedettariat des deux acteurs principaux devrait assurer l’intérêt du public, mais le sujet sombre et l’approche dominante pourraient rendre le film difficile à vendre ailleurs.

    L’aspect le plus remarquable du film est sans doute la décision de confier le rôle du Dr Eddé à un véritable cancérologue, le Dr Gabriel Sara, le médecin profondément humain et patient qui sert de guide spirituel à Benjamin tout au long de son processus de mort. Sara, qui a également été consultant sur le film, joue essentiellement son propre rôle, et est une présence empathique et sage à l’écran. Mais les scènes entre Sara et Magimel – et elles sont nombreuses – ne sont pas toujours cohérentes. Il est intéressant de noter que la douceur authentique et la performance naturaliste de Sara servent à mettre en évidence les éléments maniérés de l’approche de Magimel dans son rôle. Benjamin est un acteur – « un acteur raté » – précise-t-il avec aigreur à Eugénie (Cécile De France), l’infirmière qui va au-delà de l’appel du devoir (et peut-être de l’éthique médicale) pour lui fournir des soins spéciaux. Le personnage fait preuve de beaucoup d’emphase, en particulier au début du film, lorsque Benjamin est aux prises avec la rage et l’amertume.

    En revanche, Deneuve est plus discrète – l’arc de son personnage implique d’apprendre à la fois à lâcher prise et à prendre du recul pour permettre à son fils de mourir comme il le souhaite, sans qu’elle ne soit impliquée. Ce n’est pas quelque chose qui vient naturellement – au fur et à mesure que le film progresse, nous apprenons que, pour citer l’une des nombreuses allégories du Dr Eddé sur la maladie mortelle, Benjamin a beaucoup de choses en suspens sur son « bureau de la vie ». Et une grande partie de ce désordre est liée à un événement survenu plusieurs décennies auparavant, pour lequel Crystal a adopté une approche très concrète.

    Avant d’être trop malade pour travailler, Benjamin enseigne le théâtre à un groupe d’étudiants au visage frais. Une caméra portative, alerte et engagée, indique qu’il est doué pour cela. Elle se déplace dans la classe pour montrer les regards attentifs des jeunes gens, émus et inspirés par sa passion.

    L’utilisation de la musique dans le film est un peu lourde, allant de motifs orchestraux pensifs et tourbillonnants à des chants joyeux du personnel du service de cancérologie, qui font partie de la thérapie de groupe au cours de laquelle le Dr Eddé encourage son équipe à accepter la charge émotionnelle de leur travail. Et c’est ici, dans ces aperçus d’hommes et de femmes ordinaires qui font un travail extraordinaire à un coût émotionnel considérable, que le film est le plus convaincant.