Au crépuscule | VF | HD :

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Au crépuscule

Au crépuscule
Réalisateur(s) : Sharunas Bartas
Acteur(s) : Alina Zaliukaite-Ramanauskiene, Arvydas Dapsys, Marius Povilas Elijas Martinenko
Catégorie(s) : Drame, Historique
Version : HD - VF

Au crépuscule synopsis :

Les fermiers Pliaugai vivent dans la ferme et leur jeune Unte (Marius Povilas Elijas Martynenko) de 18 ans. Le jour, la ferme est gérée par des ficelles et les partisans apparaissent la nuit. Les Pliaugai s’occupent d’eux du mieux qu’ils peuvent tandis qu’Unte travaille comme agent de liaison pour les « frères de la forêt ». Un jour, une force soviétique notable se précipite pour faire un rapport aux partisans. Les hommes dans les marais voisins soupçonnent une trahison et réalisent qu’une bataille décisive est à venir.

Titre original : In the Dusk

1 commentaire pour le film “Au crépuscule” :

  1. Lituanie, 1948. Les troupes soviétiques perfectionnent leur occupation du pays. Le jeune Unte soutient les forces de résistance au bord de la défaite et cela suffit pour qu’il entre en contact avec la vie dans sa complexité désorientante. L’heure est sombre, mais l’espoir est permis. Au crépuscule, un drame historique et un récit de passage à l’âge adulte réalisé par Sharunas Bartas, apporte au Festival du film de Trieste une ambivalence morale, une tension intime et une violence extérieure.

    Résistance

    Tout est dans l’œil de celui qui regarde. Drame historique à l’architecture morale complexe et désorientante et en même temps éducation à la vie (à la mort ? à l’espoir ?), exaspérant par sa lenteur (elle est délibérée), Au crépuscule arrive au Festival du film de Trieste 2021 après avoir fait partie de la compétition officielle du plus que déformé Festival de Cannes 2020, et après sa première au Festival de San Sebastian.

    Il est réalisé par Sharunas Bartas, qui est un nom très apprécié du cinéma lituanien. L’accueil du film dans le pays a été, selon diverses sources, résolument mitigé. Il n’est pas difficile de deviner pourquoi. Au crépuscule, après tout, explore une page plutôt sombre de l’histoire lituanienne, mesurant la relation entre l’histoire et l’individu avec un œil démystificateur. Elle saisit les raisons, les contradictions et les trajectoires qui façonnent l’existence humaine. Et elle le fait en dépassant la barrière des alignements, des idéologies et des visions préconçues que la distance historique finit inévitablement par susciter. Il ne s’agit pas seulement de bons et de méchants. Beaucoup s’attendaient à une telle histoire. Une autre fois.

    L’invasion soviétique de la Lituanie a eu lieu entre 1946 et 1949. Il suit les années difficiles de la guerre mondiale et de l’occupation allemande. Maintenant pour Au crépuscule est 1948. Les restes des forces partisanes attendent épuisés l’heure décisive, terrés dans les bois. La collectivisation forcée et les déportations sont de mauvais augure. Pour des années et des années à venir. La libération viendra, en fait, quarante ans plus tard.

    Le jeune Unte, Marius Povilas Elijas Martynenko, beau-fils d’un riche propriétaire terrien local plutôt effrayé, voit se dérouler sous ses yeux le crépuscule impitoyable des espoirs et des idéaux. L’innocence perdue est la conséquence d’une prise de position décisive et courageuse. Le garçon soutient les forces de la résistance, malgré l’opposition de sa famille et malgré une défaite presque certaine. C’est par ce choix que le monde dans toute sa complexité s’offre au regard du jeune homme. L’héroïsme va de pair avec la trahison, l’espoir avec la nuit noire de la défaite.

    La tension est essentiellement interne et le rythme du film est adapté à ce fait, une cadence flegmatique ponctuée de brusques explosions de violence. La caméra poursuit les visages et les regards pour saisir ces fragments de vérité impossibles à trouver ailleurs. Nous devons démasquer les trahisons des mots, des mots hypocrites. Cette juxtaposition est un peu le sens mystérieux de « Au crépuscule ». Ainsi qu’une boussole morale mature et intransigeante, qui attribue à chacun ses propres raisons, jugeant mais ne refusant pas de comprendre. C’est la capacité de redécouvrir cette part de mal, mais aussi de bien, qui est en chacun de nous qui rachète le présent, le passé et surtout l’avenir de la jeune Unte. En acceptant la structure complexe de la vie, nous pouvons saisir cette lueur d’espoir qui se cache même dans la nuit la plus sombre. Un film sombre mais pas désespéré.